la scrofulaire noueuse : la plante guérisseuse - Scrophularia nodosa L.
Cette plante a donné son nom à la famille des scrophulariacées.
Elle était soit-disant capable de guérir les tumeurs ganglionnaires (scrofules) qu'on appelait également les écrouelles (vague souvenir des leçons d'histoire : il me semble que les rois de France
avaient également ce don, information jamais vérifiée ; à mon humble avis le don n'a pas été transmis aux Présidents de la Vème République !) ; son rhizome est renflé, noueux d'où son nom :
Scrophularia nodosa L

Vous ne voyez pas bien ses fleurs, regardez ci-dessous. Elles sont petites, mais singulières, entre les oreilles de Mickey et la cantatrice qui s'égosille, à vous de choisir.
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Vous pouvez la rencontrer fleurie de juin à septembre un peu partout dans les haies, au bord des forêts et des ruisseaux, sur sol fertile. Ici, les photos ont été prises à Saint Julien sur
Sarthe le 5 juin 2009 en bord de route. On est étonné de la disproportion entre la taille de la plante entière et la taille minuscule des fleurs. C'est une plante vivace, assez grande. Remarquez sa tige à quatre angles aigus. Les feuilles sont pétiolées, ovales à lancéolées, cordéiformes à la base. La scrofulaire est pollinisée par les guêpes. |
Particularité : toutes les parties des scrofulaires sont toxiques.
La science moderne a toutefois montré qu'elles renferment des actifs anti-inflammatoires, l'harpagoside et l'hargide, qui pourraient à l'avenir servir dans de nouveaux usages médicaux (ne me
demandez pas lesquels, je recopie une information de P. et D. Vignes dans "l'herbier des plantes sauvages".
Pour d'autres, les graines seraient vermifuges. Quant à d'autres encore, la scrofulaire est utilisée en herboristerie et en homéopathie : on prescrit la teinture de palnte fraîche lors
d'affections des yeux, de mastite et d'hémorroïdes (Guide des plantes médicinales de P. Schauenberg et F. Paris).
Photos prises à Saint Julien sur Sarthe - Juin 2009