Le coquelicot est un pavot, eh oui !

Publié le par Christine de la Mouchardière


De la famille des papavéracées, le coquelicot tourne ses fleurs écarlates vers le soleil. Sa couleur identique à celle de la crête du coq lui a valu son nom, ou serait-ce plutôt le chant du coq  "cocorico" qui en vieux français se disait "coquerico" qui serait à l'origine du nom ? D'autres disent qu'il a la couleur de la cochenille (cokle en anglais)... Pour les départager, les scientifiques l'appellent Papaver rhoeas L.
Les petites filles ont vu dans cette jolie fleur, une poupée avec une belle robe rouge.

Leurs grands-mères trouvaient dans les pharmacies du sirop de pétales de coquelicot pour soulager les toux rebelles de leurs enfants et pour les aider à s'endormir. Actuellement, il est conseillé de prendre l'avis d'un médecin ou d'un phytothérapeute avant de l'utiliser.

Son cousin, le pavot somnifère, fournit l'opium dont on tire la morphine.
  
   
Un jour, au bord d'un chemin, goûtez à ses graines encore vertes, elles ont comme un petit goût de noisette. N'en faites pas une grande consommation : elles sont toxiques !

L'utilisation de désherbants a failli faire disparaître le coquelicot. C'était sans compter sur les ressources de la nature. Ses graines gardent leur pouvoir germinatif intact après 50 ans d'enfouissement !
Vous rencontrez le coquelicot et ses cousins Papaver argemone et papaver dubium partout en France, dans les terrains cultivés ou aux abords des villes, dans les friches, sur les bords d'autoroute, sur les talus... Il n'est pas près de disparaître !
 
Photos prises à Saint Céneri le Gérei et à Saint Julien sur Sarthe les 12 et 20 juin 2009.

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