La salicaire et la fécondation aléatoire - Lythrum salicaria

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La salicaire et la fécondation aléatoire - Lythrum salicaria

C'est grâce à Charles Darwin que nous comprenons comment se passe la pollinisation chez la salicaire commune. Cette Lytracée a déployé une fine stratégie. Examinant les fleurs, le grand Charles (pas de Gaulle, Darwin) a tout de suite vu que les belles fleurs couleur sang (lythrôn en grec) n'étaient pas toutes du même modèle. Voici le schéma dessiné par le naturaliste anglais dans son ouvrage "Forms of flowers" en 1877 :

La salicaire et la fécondation aléatoire - Lythrum salicaria

Les étamines et les stigmates n'ont pas la même longueur et ne sont pas du même nombre suivant l'emplacement de la fleur sur la tige. Selon la disposition, l'auto-fécondation est possible ou la fécondation croisée est nécessaire. L'échange de pollen entre plants ne peut se faire que grâce aux insectes et aux oiseaux, les graines collantes s'y accrochent... à moins qu'elles ne soient passer dans leurs gosiers.

La salicaire et la fécondation aléatoire - Lythrum salicaria

Pour s'implanter, Lythrum solicaria ne demande qu'un peu d'eau, fossés et prairies humides feront l'affaire. Les européens partis coloniser les Amériques l'ont emportée avec eux et, depuis, la salicaire y est a pris ses aises. Elle est devenue véritablement envahissante dans les zones humides, mettant en danger les populations herbacées locales.

La salicaire et la fécondation aléatoire - Lythrum salicaria

Les feuilles rappelles celles du saule (salicara) et la tige présente une section carrée. La salicaire a des vertus thérapeutiques et elle est mellifère.

La salicaire et la fécondation aléatoire - Lythrum salicaria

Photos prises à la Fuie des Vignes à Alençon (2016) et près du lac du Mêle sur Sarthe (2018).

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